Puisqu'il faut commencer par une présentation



Puisqu'il faut commencer par une présentation... Marina. 16 ans, presque 17 (30 avril =D). Fan de TH (est-ce utile de le préciser ?) J'aime écrire depuis... longtemps =)
Jusqu'ici, tous mes projets d'écriture sont tombés à l'eau, j'espère que celui là n'en fera pas partie.
Que dire d'autre ? Rien, je n'aime pas étaler ma vie. Bonne lecture =)



Mon blog perso : Ici




Je ne suis pas contre le fait qu'on fasse sa pub, mais c'est ici. Et je demande qu'en échange on lise ma fiction.
Si vous passez par ici et que vous aimez ma fiction, n'hésitez pas, postez un commentaire ça fait toujours plaisir =)

Si vous voulez être prévenus de la suite, c'est aussi ici que ça se passe.
Vous voulez faire partie de mes ami(e)s ? Ok, mais il faut lire ;p
Être dans mes préférés ? Je vais voir si votre blog me plaît, et si c'est le cas alors vous en ferez partie.
Vous me lâchez un commentaire ? Je vous le rends =)




Puisqu'il faut commencer par une présentation
# Posté le mardi 25 mars 2008 13:19
Modifié le mercredi 16 juillet 2008 05:28

Kapitel Ein

...Tom...



Je pose une rose rouge à côté d'elle, et l'embrasse une dernière fois. Je la regarde dormir paisiblement. Tout est fini. A cause de moi. Je n'ai pas su la protéger, ni l'aimer comme je l'aurais du. Je m'en veux terriblement. Je ne sais même pas si je m'en remettrais un jour. Il est trop tard pour revenir en arrière. Pardonne moi, si tu le peux, si tu en as la force. Je suis désolé. Oui, je te le dis, JE T'AIME. Je n'ai jamais su te le dire. Mon frère m'empoigne par l'épaule. Il est temps de partir. Une dernière fois je la regarde, elle a l'air sereine. Dès que j'aurais passé la porte, il faudra tourner la page. La page d'une si belle histoire, mais si compliquée...





FlashBack




Des milliers de filles crient mon nom. Elles sont là pour moi, pour nous.

J'ai l'habitude maintenant. Pourtant, je ne peux m'empêcher de frissonner. C'est bon de se sentir aimé. Dans quelques minutes je vais entrer sur scène, je vais faire mon show. Elles deviendront hystériques, je serais en transe, concentré sur mon morceau. Si ça ne tenait qu'a moi, je laisserais tomber ma guitare, je choisirais une fille parmi tant d'autres, et je m'enfermerais dans ma chambre d'hôtel avec elle. On passerait la nuit ensemble, elle partirait au matin. Et le soir même, tout recommencerait. Mon frère me dirait de me poser, d'arrêter de jouer les tombeurs. C'est facile de dire ça pour lui. Ses relations, elles durent plusieurs mois. Les miennes ne dépassent pas une nuit. Je n'y peux rien. Je rencontre une fille, elle me plait, je l'emmène à l'hôtel. Après, je ne ressens plus rien. En quelques heures je m'en suis lassé. A mon air indifférent, elle comprend vite. Soit elle part, soit elle essaye de me retenir, me disant que je ne peux pas lui faire ça. Bien sûr que si, je le peux. Elle n'a aucun droit sur moi. Je la connais à peine, après tout. Alors elle part, parfois en larmes, parfois en m'insultant. Certains mots me blessent. Mais j'oublie vite. Oui, je suis un tombeur. Oui je sors avec une fille pour coucher avec elle, et après je l'abandonne. Ne croyez pas que j'aime ça. J'en ai même plutôt honte. Je n'aime pas les faire souffrir, mais que voulez vous, je ne vais pas rester avec une fille si je ne l'aime pas... Mais je suis comme tout le monde, j'ai besoin d'affection. Et j'espère trouver un jour la fille qui me fera changer. La fille qui m'aimera pour ma personne, pas pour mon argent. La fille avec qui je partagerais tout. La fille que j'aimerais, tout simplement...



Les lumières m'aveuglent, la chaleur étouffante. Elles hurlent, certaines s'évanouissent. J'apparais devant elle, grand sourire aux lèvres. J'accorde un regard aux autres. Bill salue son public, Gustav vérifie une dernière fois sa batterie. Comme à son habitude, Georg profite de ces derniers instants pour se concentrer, la tête baissée. Et moi, je regarde, j'observe. Je suis comme un lion qui cherche sa proie. La quelque part, il y a surement une fille pour moi... Je commence à gratter mes cordes. Ça y est, ça commence.
Il n'est plus question de penser à flirter. Place au Show !

Les lumières, le décor, tout est fait pour obtenir une ambiance intime. Bienvenue dans la chambre 483.

Il ne faut pas attendre longtemps pour voir des filles pleurer. Dès la 4ème chanson. Spring Nicht. Personne ne devrait le savoir mais quand il a écrit cette chanson, Bill se sentait mal. Rupture douloureuse avec sa petite amie. Ils étaient ensemble depuis 2 ans. Voilà pourquoi je ne veux plus m'engager. J'ai trop peur de souffrir, de m'en prendre plein la gueule. J'en ai déjà fais les frais.
Depuis cette histoire, je n'ai plus la même vision du sexe opposé. Je n'y arrive pas, je n'y arrive plus.
Après, c'est une question de morale. Certains se contenteraient de fréquenter une amie, sans aller plus loin, de peur de la blesser ensuite. Pas moi.
C'est peut-être une façon de me venger. Moi aussi ça faisait 2 ans que j'étais avec ma petite amie. On était bien tous les deux. Enfin, c'est ce que je croyais. Elle m'a trompé. Et m'a largué, lâchement. Sans explication. Ou plutôt ce qu'elle a cru en être une.

<< Un autre mec >>, m'a-t-elle dit... Par fierté, j'aurais préféré rompre avant elle. Elle ne m'en a pas laissé le temps. Et elle est partie. Je ne l'ai plus revue. Ni eu de ses nouvelles.
Encore une chanson avant notre pause. Je suis en transe, parfaitement en phase avec les autres. Nous nous éclatons, j'espère que les fans le ressentent. Je relève les yeux de ma guitare, le seul amour de ma vie. Et là...
Je croise le regard d'une fille. Je la considère un instant, puis détourne la tête. Cette façon qu'elle a de me fixer me trouble. Je ne tarde pas à revenir sur elle. Mes yeux sont attirés comme des aimants vers les siens. Je ne peux pas luter contre çà. Il y a des milliers de personnes ce soir, mais je suis sûr que je la reconnaitrais tout de suite. Elle ose un sourire, auquel je réponds. Il ne me faut pas beaucoup de temps pour comprendre ce qui m'arrive. Je suis tombé sous le charme de cette belle inconnue. Le coup de foudre, vous y croyez vous ? Moi oui, depuis quelques secondes seulement.
La pause. Sous les cris des fans, nous quittons la scène quelques minutes, pour nous désaltérer, et changer de guitare pour ma part.

<< Brauniiiie ! Viens par là mon vieux J'ai besoin de toi... J'aimerais que tu me prennes le numéro de cette fille. Tu la vois là ? Les cheveux châtains, frisés... Elle a un tee-shirt noir.
– Ok Tom. Donne moi un instant et tu l'auras ton numéro. Tu ne passeras pas la nuit seul si j'ai bien compris...
–Oui, c'est exact... je ne passerais peut-être pas la nuit seul...
Je frissonne malgré la chaleur de la salle. Nous retournons sur scène. Ma belle inconnue n'a pas bougé. Toujours ce même sourire au coin des lèvres. Je meurs d'envie de les capturer dans un baiser. Je vois Braunie s'approcher discrètement, se faufiler dans la foule. Il se penche vers elle et lui glisse quelques mots à l'oreille. Elle fait de même. Il s'éclipse comme il est venu. A son sourire satisfait quand il passe devant moi, je comprends. Mission réussie. Sacré Braunie !
Pendant tout le reste du concert, je me donne fond. Rien que pour elle.


Ellipse d'une heure



Dans ma chambre d'hôtel, je vérifie que tout est en place. Les boissons sont dans le bar, la chaine hi-fi est allumée... Ile ne me reste plus qu'a attendre ma belle. Les minutes passent. Je me sens seul. Va-t-elle venir ? Je ne tiens plus en place. C'est sur, maintenant elle ne viendra pas. Déçu, dépité, je ne trouve pas le mot juste. Tant pis.
Je vais me faire couler un bain chaud. Rien de mieux pour se délasser après un concert. Je ferme les yeux, je vois son visage. Je les rouvre, et je me sens encore plus seul. Quelqu'un frappe à la porte, Serait-ce elle ? J'attrape mon peignoir, et l'enfile en vitesse. Je vais ouvrir. Elle se tient dans l'encadrement de la porte.
Elle ne dit rien, ose à peine bouger.
- Entre, vas-y.
Elle s'exécute, ne prononçant toujours as un mot. Je la sens stressée.
- Je suis désolé, j'étais dans mon bain. Je ne t'attendais plus, je pensais que tu n'allais pas venir.
Elle plante son regard dans le mien.
– Ce n'est pas grave...
- Tu... Tu veux quelque chose ?
- Non merci... >>
Je ne sais pas quoi lui dire. Je suis aussi gêné qu'elle. Prenant mon courage à deux mains, je m'avance vers elle, lui enlève sont manteau, et le dépose sur le canapé.
Je me colle à elle, et sens le souffle de sa respiration dans mon cou. Ses mains s'agrippent à ma taille. Elle me semble fragile, perdue. J'ai envie de la rassurer...
Délicatement je relève son menton de ma main. Je dépose un baiser au creux de ses lèvres. Elle me répond par un autre baiser. Doux, sucré. Je me sens si bien avec elle... Presque naturellement, mes mains se faufilent sous son tee-shirt. Je la sens vibrer de plaisir sous mes caresses. Sans que je ne le remarque, elle détache la ceinture de mon peignoir. Inutile de préciser que je n'ai rien en dessous. Nous nous dirigeons vers le lit. Inconsciemment, je deviens de plus en plus insistant. La voilà allongée. Elle m'attire vers elle, je me laisse emporter. Nos caresses se font plus précises.
La suite se passe tout naturellement, comme le reste. Elle s'endort dans mes bras. Je remonte le drap, et me blottis tout contre son corps.


Je m'endors, tout en la serrant contre moi...








Kapitel Ein
# Posté le mercredi 26 mars 2008 08:54
Modifié le mardi 08 avril 2008 11:21

Kapitel Zwei

...Tom...




Elle est là, dans mes bras. Elle n'a pas bougé depuis cette nuit. Pour la première fois depuis longtemps je ressens quelque chose en regardant une fille. Je la regarde dormir paisiblement. Je ne bouge pas, de peur de la réveiller. Je ferme les yeux. J'ai passé un magnifique moment hier. Je lui caresse les cheveux doucement. Elle ouvre les yeux, et semble se demander où elle est. Elle se détache de moi, sans un regard pour celui qui a pourtant passé la nuit avec elle. Je la laisse faire. Elle ramasse ses affaires, visiblement pressée de partir. Non... Je ne veux pas qu'elle parte... Je veux la sentir tout contre moi, je veux l'embrasser, elle ne peut pas me laisser seul. Je lui empoigne le poignet, elle s'arrête net. Je me lève, l'attrape par la taille. Elle n'offre aucun signe de résistance.

<< Reste avec moi, je ne veux pas que tu t'en ailles...
- Je ne peux pas.
- Pourquoi ?
- Pour un tas de raisons...

Elle me repousse gentiment. Désarmé, je ne sais pas quoi faire. Elle s'avance vers la porte, et se retourne vers moi.
Je la sens triste. Non. Non, je ne veux vraiment pas qu'elle parte. Quelque chose me dit qu'elle non plus.
- Merci
Je ne comprends pas. Merci pour quoi ?
- Dis... On a passé la nuit ensemble mais je ne connais pas ton prénom, c'est bête tu ne crois pas ?
- Tu n'as pas envie de le savoir. Je n'ai été qu'une fille de passage comme toutes les autres. Tu vas m'oublier.

Touché. Pris à mon propre piège. Mais là c'est différent.

- Et si j'avais vraiment envie de te revoir ?
- Bon, puisque tu y tiens tant... Je m'appelle Héléna.
- Et moi, Tom Kaulitz. Enchanté.

J'ai cru bon de faire de l'humour. Elle ne réagit pas. Je pensais pourtant que c'était drôle. Puis elle éclate de rire. Un rire franc. Je souris. Aussitôt elle reprend un air sérieux, comme si elle s'en voulait d'avoir ri à une blague qui n'aurait pas dû sortir de ma bouche.

- Je dois vraiment y aller maintenant. Merci encore, Tom.
- Attends ! Donne moi ton numéro, j'aimerais te revoir. Sincèrement.
- Il ne vaut mieux pas. Oublies moi, ce sera mieux pour tous les deux.

Sur ces mots elle ouvre la porte et s'enfuit. Je ne comprends pas sur le moment. Bill arrive.

- Mon tombeur de frère a encore fait des siennes ! Qui est cette jeune fille en pleurs que je viens de croiser ?
- Bonjour quand même frérot. Oui j'ai passé une bonne nuit et toi ? Merci de t'en préoccuper.
- Ce n'est pas drôle Tom.
- Excuse moi. Elle s'appelle Héléna. Et crois moi si tu le veux, mais je ne suis pas la cause de ses larmes. Elle est partie toute seule.
- Et j'imagine que le manteau qu'elle a laissé est son cadeau d'adieu ?
- Scheisse ! Elle l'a oublié !
- Je file. Elle va surement venir le chercher. Et je n'aimerais pas qu'elle nous voit tous les deux en boxer dans la même chambre, elle pourrait s'imaginer des choses !

J'aurais trouvé cette blague drôle dans un autre contexte. Là, je n'ai pas envie de rire. Pas du tout, même.
Il me laisse planté là. Je n'ai pas envie de m'habiller. Je vais me recoucher. Je sens sa présence. Je nous revois cette nuit. Rester dans ce grand lit seul me donne le cafard.
Je me relève, me dirige vers le canapé. Je me laisse tomber dessus.
Son manteau est juste à côté de moi, j'ai juste à tendre le bras pour l'attraper.
Je fouille dans ses poches. Je sais, je ne devrais pas. Il n'y a qu'un baladeur, de la marque I-pod.
Je l'allume. La musique est partagée en plusieurs dossiers. Deux, pour être plus précis.
Tokio Hotel, et chansons préférées. Original dites-moi...
Je parcoure le premier dossier. Il contient toutes nos chansons, même celles que nous n'avons pas sorties. Je suis tombé sur une vraie fan, pas sur une groupie.
Le deuxième maintenant. Deux chansons. "She will be loved", de Maroon Five, et "The reason", de Hoobastank.
Je prends les écouteurs et appuie sur play. Je ne sais pas combien de temps je reste là, à écouter ces chansons. Ma porte est restée ouverte. Je ne l'ai pas vue tout de suite. Ce n'est que quand elle s'est approchée de moi que j'ai senti sa présence. J'ai tout de suite enlevé ses écouteurs.

- Excuse moi, j'ai oublié mon blouson tout à l'heure.
- Je me lève. Après tout, elle l'a peut-être fait exprès. Pas bête comme idée...
- Tiens, le voilà.
- Euuh... Ce ne serait pas mon baladeur que tu tiens entre les mains ?
Je regarde son baladeur, puis Héléna à tour de rôle.

- Ah si ! Si, excuse moi. J'aime beaucoup tes chansons.
- Merci... Bon, j'y vais.

Je me place devant la porte. Je ne peux pas la laisser s'enfuir comme ça une deuxième fois.

- Tom, à quoi tu joues ?
- Chut, laisse toi faire.

Je l'embrasse longuement, tendrement. Une mèche de cheveux me gène. Je l'écarte délicatement. Elle cachait un ½il au beurre noir.

- Qu'est ce qu'il t'es arrivé ?

Elle replace sa mèche de cheveux, comme si c'était tout à fait normal.

- Ce n'est rien, je me suis pris une porte.
- Une porte ?

Je n'y crois pas une seule seconde. Mais je ne peux pas la forcer à me faire des confidences...

- Bon, cette fois je n'ai rien oublié je crois. Une dernière chose : Le concert d'hier était génial. Et la nuit passée à tes côtés magnifique.
- Si tu me donnais ton numéro, on pourrait recommencer, il ne tient qu'a toi...

Elle m'interrompt.

- Tu vois, j'avais raison. Tu ne t'intéresses pas à moi, ni a ma personne. Tu ne vois qu'une fille à mettre dans ton lit. Je ne suis pas comme ça. Je ne suis pas une fille facile, Tom. J'ai accepté de coucher avec toi, mais ce n'est pas dans mes habitudes...
- Ce n'est pas ce que je voulais dire...
- Pourtant tu l'as dit. J'espère qu'un jour tu trouveras la fille qui te feras changer. Au revoir Tom. >>

Une seconde fois je ne réagis pas. Une seconde fois je l'ai laissée partir. Quel con... Je mériterais des baffes parfois. J'ai même envie de m'éclater la tête contre un mur. Je n'en fais rien. A quoi bon ? Ça ne la fera pas revenir.
J'attrape ma guitare, compose au hasard. Les notes sortent d'elles-même. Une mélodie triste s'en échappe.
Triste, mon état d'âme.
Je repense à ce qu'elle m'a dit : << J'espère qu'un jour tu trouveras la fille qui te feras changer... >>



Et si cette fille, je l'avais trouvée ?







Kapitel Zwei
# Posté le mercredi 26 mars 2008 09:17
Modifié le vendredi 27 juin 2008 04:44

Kapitel Drei

...Helena...






11 février - 10h50




Je reviens de l'hôtel de Tom. J'y avais oublié mon manteau.
C'est fou, mais j'ai l'impression que ma vie à changé. Cette nuit avec Tom était magnifique... Pour une fois, j'ai vu dans les yeux de quelqu'un autre chose que de la colère ou de la déception. Il m'a même demandé mon numéro.
Je suis bête, j'aurais dû le lui donner.
Même si ça n'a été que pour le sexe cette nuit, j'ai eu le sentiment d'exister pleinement dans ses bras. Ses petits mots, glissés à l'oreille... C'est tellement anodin comme ça, mais j'en avais perdu l'habitude. Ça m'a fait un bien fou.
Cette nuit ne se reproduira donc pas. Dommage. Et tant pis pour moi.
Quand je suis rentrée, "Il" était levé. "Il" a vu que je n'avais pas passé la nuit à la maison. Et "Il" a pété un plomb. Et comme à chaque fois que ça arrive, "Il" m'a frappée. Si fort que je me suis cognée contre la prte. Je n'avais pas menti à Tom, mon coquard vient de là.
Après, il est parti faire la tournée des bars avec ses amis. Je suis seule a la maison, j'en profite donc pour écrire. C'est ma plus grande passion, avec le dessin. D'ailleurs, il fait beau, j'irais au parc dessiner, cet après midi. J'aurais tout le temps pour penser a Tom.
Je te laisse cher journal, il me semble entendre mon portable sonner. Peut-être "Lui" qui veut savoir ce que je fais...
Ensuite, j'irais au parc. Je glisserais mes dessins ce soir, quand je rentrerais.

Je ne veux pas qu'il les voie...



Kapitel Drei
# Posté le dimanche 30 mars 2008 05:28
Modifié le mardi 08 avril 2008 12:17

Kapitel Vier

...Tom...



Je tourne en rond dans ma chambre depuis qu'elle est partie. Je ne suis pas descendu pour déjeuner. Les autres m'ont appelé, mais rien n'y fait...
Ils m'ont proposé une session de playstation, une sortie dans notre magasin d'instruments préféré. J'ai tout refusé. Aucun n'a compris. Est-ce pourtant difficile à comprendre ? Cette fille m'intrigue. Elle connaît tout de moi, j'ignore tout d'elle. Elle est déjà tout pour moi, je ne suis rien pour elle. Etais-je son fantasme, un pari ? J'ai tellement besoin d'elle. Mais je n'ai pas son numéro, ni son adresse. Rien pour la trouver. Je répète constamment son prénom, prostré sur un fauteuil. Héléna, Héléna, Héléna. Je vais devenir fou, bordel !
Une voix me tire de ma rêverie, ou plutôt de mon cauchemar éveillé.

<< Tom, je peux savoir ce qu'il se passe ?
- Hmm ? Rien. Absolument rien.
- Dois-je te rappeler que nous sommes jumeaux ? Quand tu vas mal, je vais mal. Or, tu n'as pas bougé de ta chambre depuis ce matin, c'est donc signe que quelque chose ne va pas.

Il s'assied en face de moi, visiblement déterminé. Il ne partira pas tant que je ne lui aurait pas parlé. Mais il va se
foutre de moi ! Tant pis, je ne peux pas le lui cacher...

- Bill.. Je.. je suis amoureux.

Il a exactement la réaction que j'attendais. Il sourit. C'est sûr, il se retient de rire.

- Toi, amoureux ? Tu dis ça a chaque fois que tu rencontres une fille !
- Cette fois c'est différent. Je suis sérieux.

Mon double prend soudain un air grave.

- C'est la fille que j'ai vu ce matin ?

J'acquiesce d'un mouvement de la tête.

- C'est vrai qu'elle est plutôt mignonne..
- Bill !
- Ne t'énerves pas, je plaisante. Si elle te plaît tant que ça, pourquoi tu ne la rappelle pas ?
- Je ne peux pas.

En disant ces mots, je baisse la tête. Mon frère ne me croit pas.

- Et pourquoi ?
- Je n'ai pas son numéro pardi !
- T'es con quand tu t'y mets... Elle n'est pas venue toute seule a l'hôtel. Pour ça, il fallait que quelqu'un lui donne l'adresse. Ce quelqu'un a donc son numéro.

Mais oui c'est évident ! Braunie ! Il faut que je l'appelle. Tout de sute.

- Merci frérot ! Qu'est ce que je ferais sans toi ?

Je claque une bise sur sa joue. Il lève les yeux au ciel.

- Rien...

Mon portable. Où est mon portable ? Scheisse !

- Je file appeler Braunie ! Je te tiens au courant !

Je sors de la pièce en courant. En bas, j'emprunte le portable de Gustav, le coupant en pleine discussion.

- Désolé, il vous rappellera plus tard !

Je compose le numéro de Braunie, sous les yeux ébahis de mon ami.

- Allo Braunie ? C'est Tom. J'ai besoin de ton aide, encore une fois.
- Je t'écoute.
- Tu as gardé le numéro de la fille, hier ?
- Oui, peut-être, dans mon pantalon. Ne quittes pas, je vais chercher.

J'attends quelques secondes seulement, mais elles me semblent interminables.
- Tom ? Je l'ai trouvé. Tu as de quoi noter ? 06-**-**-**-**
- C'est bon. Merci vieux, tu me sauves la vie !

J'exagère à peine en disant cela.. Je redonne son portable a Gustav, un sourire jusqu'au oreilles.

- Je te revaudrais ça mon pote, t'inquiètes pas.

Gustav n'a toujours rien compris a la scène. Je remonte dans ma chambre en sautillant. Chaque personne que je croise a droit à un grand sourire.

Je m'enferme. La douce euphorie qui me tenait à fait place au doute. Et si elle ne voulait pas me revoir ?
Je tiens mon portable d'une main, le papier avec le numéro de l'autre. Finalement je le compose sur mon clavier.
Ça sonne. Elle décroche.

- Allo ?
- Héléna ?
- Oui ?
- C'est.. c'est Tom à l'appareil.
- Oh... Salut Tom.

A son timbre de voix, j'ai l'impression de la déranger.

- Je te dérange ?
- Non, pas du tout. Je suis juste un peu surprise...
- Désolé. Je me demandais si..
- Si ?

Sa voix me fait perdre tous mes moyens. Heureusement, je ne l'ai pas en face de moi.

- Je me demandais si on pouvait se voir, cet après-midi. Ailleurs que dans une chambre d'hôtel, si possible...

Pas de réponse.

- Héléna ?
- Oui, je suis là. Je.. je ne sais pas si c'est très raisonnable.
- Pourquoi ?
- Rien, laisse tomber. Je serais au parc national, tu me rejoindras ? Près du petit lac. Tu me trouveras facilement.
- Très bien. Vers 15, ça te va ?
- Oui pas de problème. Je t'attendrais. A tout à l'heure alors, Tom. >>

J'adore sa façon de prononcer mon nom. << Je t'attendrais >> . Ainsi, elle veut bien me revoir. Je sens une certaine chaleur s'emparer de mon corps.


15h. Autrement dit, dans 4h. 240 minutes. Donc 14 400 secondes.

Héléna, tu me manques.



Kapitel Vier
# Posté le mardi 08 avril 2008 12:18